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Lors de la présentation de The Division 2 à l’E3, je n’étais pas emballée des masses. J’avais adoré l’univers du premier opus à New York, mais à la longue, je m’étais lassée d’un jeu de farming avec une redondance dans les missions. Mais, pour pouvoir survivre et s’amuser dans la Dark Zone, impossible de passer à côté ! L’accès à la bêta privée est alors une bonne façon de voir si le jeu tient la route.

The Division ou l’instant T

Pour présenter rapidement le contexte du premier The Division. Nous sommes à New York, une pandémie a eu lieu en plein hiver, pendant la période de Noël. Tout se trouve figé, tel un cliché photo. Moi qui n’aime pas Noël, l’ambiance est prenante, presque magique. Elle est d’une justesse implacable. C’est très prenant d’explorer la ville, les différentes documentations pour en savoir plus et les messages laissés sur les téléphones. Le décor plus que visuel, complètement contextuel est un des plus beaux que j’ai pu voir.
Nous jouons un agent de la division. Des agents d’élites sont formé·es secrètement pour une éventuelle fin du monde. Des factions de services publics tentent de reprendre le contrôle à leur façon, mais pour rétablir le vrai ordre, c’est à vous que l’on fait appel.

La pandémie vient juste de se passer, vous faîtes donc face à un véritable chaos. Les civils sont apeurés et perdus, tandis que les plus mal intentionnés n’hésitent pas à vous attaquer.
Vous êtes le seul espoir pour rétablir l’ordre et reprendre le contrôle.

The Division 2 un contexte intéressant

Les premières questions que l’on se pose, et que je crains dans The Division 2 : Le jeu va-il se dérouler en plein hiver et à Noël ? Est-ce que ça va être à nouveau le chaos avec le même type d’ennemis ? Concrètement, que créer de nouveau pour ne pas avoir une impression de déjà vu ?

Les équipes d’Ubisoft y ont répondu de façon plutôt rassurante. Dans The Division 2, nous sommes à Washington. Sept mois plus tard, en été.

Le contexte a changé, une autre ville, une autre saison, un autre décor. Vous êtes toujours indispensable. Mais il n’y a plus que la Division. Les civils mettent aussi la main à la pâte. Ils sont organisés, font des patrouilles de surveillance, cherchent des ressources. Une véritable institution.

Et là je me suis dit : “Bordel ! j’ai pas bossé pour rien ! C’est bien les gens !” Beh oui, j’ai passé du temps dans le premier Division à chercher, crafter, défendre, éliminer les perturbateurs. Et là, voir la vie reprendre un peu son cours, c’est tellement gratifiant !

Les civils se sont activés pour ne plus survivre mais véritablement vivre. Ils prennent leur destin en main et vous êtes toujours à leur côté pour les aider dans les missions les plus difficiles. Vous aller pouvoir reprendre les postes de contrôles (une habitude chez Ubisoft), aider les patrouilles qui se font attaquer en pleine rue. Rassembler les multitudes de ressources qui jonchent les rues. Et de fil en aiguille, presque même oublier de faire les missions principales.

Trois factions ennemies tentent de prendre le contrôle: Les Hyènes, des petites frappes, les Parias qui jurent de se venger après une quarantaine forcée et les True sons, des para-militaires beaucoup mieux organisés.

Une réelle mise à jour du mode de fonctionnement

Du matos en veux-tu en voilà

Il y a de nombreuses mises à jour au niveau du système de craft. Pas très intuitif au début d’ailleurs. Vous devrez d’abord débloquer des compétences chez un marchand avec des points SHD que vous trouverez dans des caches après avoir récupéré une clé sur un boss de poste de contrôle. Il faudra ensuite aller à l’atelier de craft et avoir les ressources nécessaires pour créer un viseur, un chargeur, une poignée. Cependant, ces objets ne sont pas compatibles pour toutes les armes. Je n’ai pas vu avant de crafter si c’était indiqué, j’espère que ce sera le cas, parce que crafter un objet qui ne fonctionne pas sur une arme que l’on chérie, ça fout quand même un peu les glandes.

Il y a donc beaucoup de ressources à ramasser. Elles serviront comme on l’a vu à crafter des améliorations pour vos armes et équipements. Mais aussi à améliorer les différents refuges. Plus qu’une base, vous pourrez aussi améliorer un théâtre, qui fait office de maison de quartier plutôt sympa. La dirigeante, vous donnera des missions en plus.

Les missions principales, au nombre de 2 dans la bêta, plus une visite en Dark Zone, restent très similaires à celles du premier opus. Cependant, des événements sur la Map viennent perturber votre parcours.

Il faudra déjà récupérer des postes de contrôles, mais aussi reprendre des bouts de quartiers en éliminant le ou les chefs des lieux pour accéder à des réserves remplies de matos. Du beau butin en perspective. Espérons que les missions ne soient pas trop redondantes à la longue.

Des ennemis à l’IA plus précise

On a vu que les factions, au nombre de trois, sont les nouvelles ennemies des agents de la division. Des chefs de quartier viennent perturber les déplacements des patrouilles et des agents. Ils sont des gros sacs à PV, cependant une fois l’armure brisée, il est extrêmement facile de les tuer.

Les ennemis avaient déjà tendance à vous contourner dans The Division, mais là ils sont en plus très précis. Il va falloir se disperser pour couvrir plusieurs zones, selon les combats et éviter de se faire déborder.

Plus de gadgets

Au niveaux des armes, elles restent identiques. Rien de bien nouveau que ce soit les types d’armes ou leur capacité.

Les capacités complémentaires des agents et les gadgets débloqués sont en revanche plus nombreux. On retrouve la mine téléguidée, la tourelle efficace et le bouclier. S’ajoutent à elles d’autres nouveautés comme le drone, qui ira attaquer les ennemis ou vous soigner pendant un laps de temps. Très efficace en plus des seringues et de la zone de soin.

Les ennemis aussi ont droit à leur nouveautés comme la voiture téléguidée piégée au C4. Non seulement elle se dirige vers vous tel un missile téléguidé, mais en plus si vous êtes à terre, elle restera à côté de vous dans l’éventualité où un·e allié·e vient vous sauver.

Que penser de cette bêta privée de The Division 2

De nombreux éléments restent sensiblement les mêmes. Le fonctionnement, vos missions, les armes, l’utilisation des gadgets, les équipements. Pour se forger un beau personnage, il va falloir récupérer des ressources, crafter, combiner les équipements de même type. Ou alors défoncer la gueule des sacs à PV.

Cependant, la force de The Division 2, comme dans le 1, réside dans l’univers qui l’entoure, le background, l’ambiance qui se dégage des décors, des pnjs qui vont vous accompagner. Des fouilles à faire dans les différents quartier. Avec de grands espaces en villes, on a d’ailleurs une impression de rues moins linéaires et très schématiques. Le monde s’ouvre un peu plus.

Mitigée en début de bêta, j’ai très vite repris mes repères et même trouvé très agréable de me balader seule, à la recherche de ressources, téléphones ou caches d’armes.
C’est également intéressant de prendre le temps de faire le tri dans l’inventaire. J’ai pu également comparer les équipements et tester les armes, pour trouver celles avec lesquelles je serai la plus à l’aise.

Je pense donc me laisser tenter par ce nouvel opus pour faire quelques missions suicides avec les potes. Et découvrir une Dark Zone plus riche, où de toutes façons je sais que je me ferai défoncer la gueule. Et tout ça jusqu’à ce que je m’en lasse.

The Division 2 sort le 15 mars 2019 sur Playstation 4