Yakuza Like A Dragon Kasuga
Yakuza Like A Dragon Kasuga

[TEST] Yakuza Like A Dragon – spectacle de fin d’année

Temps de lecture estimé 9 minutes

Ichiban Kasuga est fan de Dragon Quest et il mène sa vie un peu comme dans un jeu vidéo. Autant vous dire que sa vie est surprenante et trépidante. C’est réellement ce que reflète le JRPG de la franchise Yakuza, premier (d’une longue série je l’espère) à être traduite en français. Même si je me suis déjà essayé à quelques titres en anglais, je peux vous dire que c’est un pur régal d’avoir enfin un titre entièrement traduit !
Si vous voulez un bon rpg façon urbaine bourré d’humour, Yakuza: Like A Dragon est le titre de cette fin d’année à posseder. J’ai aussi fait un mini guide de survie pour vous accompagner au long des premiers chapitres, à partir du quatrième où il y a plus de choses à découvrir.

Jeu : Yakuza Like A Dragon Genre : Action / aventure / RPG Studio : Ryu Ga Gotoku Studio Editeur : SEGA Date de sortie : 10 novembre 2020 Plateformes : PS4, Xbox One, Xbox Series, Steam et prochainement sur PS5 Testé sur : PS4 Prix conseillé : 70€
Ichiban Kasuga est devenu yakuza par la force des choses, après un premier chapitre assez long, vous apprendrez tout ou presque de la famille Arakawa, une branche du clan Tojo. Dans l’année 2001, le début du 20ième siècle ne se passe pas sans contraintes pour les yakuzas et les petites frappes pullules alors que les yakuzas tentent de faire respecter l’honneur de leur clan et de leur statut. Des voyous tiennent têtes à des yakuzas de renoms, tout le respect se perd je vous dis ma bonne dame…

Ichiban est arrivé dans le clan après un peu d’audace, orphelin il devenait un voyou lorsqu’il a été recueilli par Masumi Arakawa le fondateur de la famille au destin aussi troublé. Pris de compassion pour le jeune Ichiban, il le prend sous son aile et le traite comme un deuxième fils.

18 ans après on récupère un Kasuga complètement perdu dans les changements de clans autant que du quotidien des japonais. Que sont devenus les yakuzas, son clan, ses repères d’autrefois ?
Il va poursuivre une vérité mais jusqu’à quel prix ?… Les épreuves de Kasuga ne sont pas finies et il devra faire preuve de témérité et d’honneur pour retrouver un semblant de vie normale.

Après quelques galères, Ichiban va faire la rencontre de personnages qui vont l’aider dans son aventure. Un long chemin l’attend pourtant pour régler tous ses problèmes et connaitre le fin mot de l’histoire après moultes rebondissements vous vous en doutez bien.

Développement du personnage

Ichiban Kasuga, est un yakuza au grand coeur qui fera respecter le peu de justice quand il est possible de le faire, selon vos choix. Bien sûr il est possible de ne pas accepter toutes les missions secondaires et annexes de tous le jeu, mais vous verrez que grâce à elles vous pourrez développer plus vite les relations entre vos personnages et acquérir plus de points pour augmenter de niveau. Vos actions et vos activités permettront d’obtenir des points qui favoriseront l’ensemble des paramètres disponibles. Des traits de personnalités façonneront aussi Kasuga, ainsi la confiance en soi, la passion, le charisme, la gentillesse, l’intelligence ou encore le style aideront Kasuga à se développer et à débloquer certaines actions ou missions annexes.

Système de groupe

Ichiban ne se bat parfois pas tout seul. Il arrive que quelques acolytes le rejoignent le temps de quelques combats. Ils ont tous des coups spéciaux qui prennent de l’endurance dans la barre d’énergie mais certains coups comme une attaque de pigeon ou encore une attaque d’haleine fétide valent franchement le détour. Certains personnages vous accompagneront dans certains pans de l’histoire et seront là sur une durée plus longue. Chaque personnage à bien sûr ses spécialités et il ne tiendra qu’à vous de les développer pour qu’elles s’adaptent à votre façon de combattre.

Développement des relations entre les personnages

Vous balader n groupe en ville, vous permettra rapidement de de débloquer des conversations optionnelles qui vous permettront d’en apprendre plus sur les personnages et de gagner des points. Les personnages sont tous différents et c’est ce qui fait l’originalité et la force de yakuza Like a Dragon. Ils sont tous atypiques comme on peut s’en douter mais révèlent aussi pas mal de surprises. Finalement on s’y attache plutôt facilement au fil du temps, mais s’il faut quelques heures pour ça. Après une trentaine d’heure votre groupe soudé n’aura presque plus de secret pour vous. Mais rassurez-vous ce n’est pas le bout du chemin, d’autres surprises arrivent au fil de la progression du jeu

Yakuza Like A Dragon Système de combat

Système de combat

Les combats sont assez différents de ce que nous avons connu dans les anciens yakuzas, ici les personnages ont un coup d’attaque qui faut sélectionner et ensuite enclencher en QTE. Il y a même en combat en temps réel, certaines actions à activer depuis le menu raccourci pour pouvoir enclencher les actions. Ainsi il faut sélectionner l’attaque spéciale, sélectionner l’ennemi et enfin taper la touche à l’écran pour effectuer l’action. Assez déroutant au début, et compliqué alors que de l’action pure avec des touches de bases auraient été plus dynamique.
Cependant, la caméra joue un rôle très important ici et c’est elle qui va vous permettre d’avoir une vue d’ensemble plus ou moins utile. Elle se place automatique derrière chaque personnage qui va faire l’action. Attention cependant aux ennemis qui prennent vite en sandwich et qui se cachent dans l’angle mort de la caméra. C’est le seul défaut que j’ai trouvé mais quand même assez important puisque l’ennemi peut vous attaquer en lousedé et là impossible de parer l’attaque.

Glossaire d’ennemis

Il y a une multitude d’ennemi différent dans yakuza Like A Dragon. Des profils atypiques, toutes les petites frappes avec leurs spécialités se pointeront devant vous et même des ennemis que je n’aurai jamais imaginé. Les développeurs sont allez très loin pour créer des personnages originaux et bourrés d’humour.
Vous ferez face à tous types d’ennemi, même jusqu’au plus loufoques.

Préparation des combats

Attention à bien préparer ses combat. Même si la plupart en ville ne seront que du farmage, certains quartiers sont bien plus difficiles et le niveau des ennemis peut-être traitre. Après une mauvaise expérience, j’ai pris la fâcheuse habitude de fuir les combats sans même voir les niveaux des groupes ennemis. Bien pour vaquer à mes occupations sans interruptions mais moins bien lorsque dans l’histoire principale le niveau de l’ennemi est nettement plus élevé. Pas vraiment en niveau, mais les sacs à PV sur le long terme ça fait mal. Je me retrouve donc à farmer pendant des heures les combats de rues pour augmenter le niveau de mes personnages et prendre moins cher en combat de boss. Ce n’est vraiment pas ce que je préfère, et c’est là qu’on retrouve la difficulté d’un RPG Japonais, ça rigole pas du tout.

Activités annexes

Il y a beaucoup de chose à faire dans Like a Dragon. Le classique jeu de fléchettes, le pachinko, les séances de cinéma. Du karting, du batting center, quelques courses sympathiques mais aussi du golf. Même si vous aurez toujours quelques récompenses ou des points à échanger dans chaque mini-jeu, je vous conseille particulièrement le golf qui est le plus lucratif. Pour 1000 yens la partie (dès que vous aurez un peu plus les moyens) vous récoltez automatiquement pas mal d’objets très utiles comme des soins ou du regain de pm et pv selon votre score. Si vous faites les plus gros score le panier de récompenses sera assez avantageux pour le prix de départ.

La plus grosse activité annexe est la gestion de société. Après une quête annexe vous débloquerez le côté gestionnaire de Ichiban et vous pourrez montrer vos talents de gestionnaires y compris dans les comités avec les actionnaires. Le challenge est difficile mais cela vous rapportera pas mal d’argent, cela vaut vraiment le coup de s’y attarder plus qu’un peu.

Yakuza Like A Dragon que vaut-il vraiment ?

Si vous ne connaissez rien aux yakuzas, foncez ! Si vous connaissez très bien l’univers des Yakuzas, foncez ! Bien sûr, l’histoire ne se cantone pas à ce seul sujet et c’est un rétexte pour commencer l’histoire et présenter un personnage qui va devenir un vrai compagnon de route très attachant.

Je suis archi-fan du titre. Et même si j’adore le Japon et tout ce qui gravite autour (quand même pas la mafia), l’originalité du titre, le côté terre à terre, son côté pittoresque, son humour et le gros côté complètement déjanté en font un titre incontournable pour moi. Il est très complet, l’histoire se tient et s’enrichit au fil des chapitres en incluant à chaque fois d’autres personnages. Les missions annexes ne sont pas sans restes et parfois drôles ou émouvantes, elles vous permettront de parcourir la ville avec un but plus précis. Je ne vais pas encore énumérer toutes les activité qu’il y a à faire, mais je crois que je n’ai clairement jamais vu un jeu aussi riche. Attention je compare toujours ce qui est comparable (je vous vois venir avec vos The Witcher3). Ayant joué à Shenmue il y a quelques mois et n’ayant plus touché à un Yakuza depuis le 2 sur PS2 (oui ça fait très longtemps), j’ai pu voir le saut monstrueux sur la qualité de la franchise.

Même si je trouve les combats trop nombreux, clairement ce qui me gave dans les RPG, ça fait quand même parti du lot et heureuseument qu’il y a la possibilité de laisser l’ordi gérer les combats. Vous pouvez vous occuper pendant ce temps de faire votre ménage, faire un peu de rangement (ou écrire un article). Parfait pour laisser l’IA farmer à votre place. Il suffit de valider le combat et les points de compétences durement acquis, lorsque la musique de victoire retentie.
A propos des combats de rues, ce qui m’ennuie aussi c’est l’intéruption des conversations aditionnelles. Vous pouvez les déclancher au fil de vos balades en ville et même en pleine conversations, malheureusement si un groupe d’ennemis se pointe, la conversation sera interrompue. Le seul moyen de la relancer alors et de revenir un peu plus tard au même endroit, pour la déclancher à nouveau et cette fois la valider.
Les temsp de chargement sont aussi trop nombreux, parfois plusieurs d’afilés après une cinématique, une action, entrer ou sortir d’un lieu. Dommage, ceci dit le jeu tourne assez bien même sur ma petite PS4 qui a subit bien des tests sur de très long jeux cette année. Je n’ai vu qu’une seule fois les détails graphiques environnementaux arriver un peu en retard. Le reste du temps graphiquement ça tient la route, il faut simplement attendre que la bête se charge. Honnêtement, je passe outre, ça ne m’empêche pas d’apprécier le titre.

Le développement entre les personnages et leur profondeur d’histoire sont riches également. Ils ont tous un côté atypiques, avec une personnalité bien trempée et tous très attachants. Il y a pas mal de diversités, on est loin des clichés pour une fois. Yakuza: Like A Dragon, tire un peu sur des clichés trop stéréotypés et c’est tant mieux si même les titres de grosses entreprise japonaises s’y mettent aussi. J’avais vu la tendance déjà basculer avec Persona 5 Royal, je suis ravie de voir que le dernier titre de SEGA joue le jeu aussi.

Quant au développement de Ichiban, il est possible de le faire progresse en charisme, gentillesse, etc. j’aurais aimé aussi voir une transformation physique : allez chez le coiffeur, prendre du bide s’il abuse des restos et de l’alcool, le côté fun aurait pu aller jusque là.

Une chose est sûre c’est que je n’ai jamais autant rit devant un jeu vidéo. Il y a des personnages, des situations complètements déjantés, un peu régal. C’est le vrai jeu qui permet de se détendre (combats mis à part pour moi) mais le jeu est assez riche pour vous faire des sessions de ce que vous souhaitez pour avancer et progresser sans contraintes.

Yakuza Like A Dragon clairement le JRPG de cette fin d’année

Même si vous n’avez joué à aucun des Yakuza, le titre est complètement abordable au niveau de l’histoire sans connaissances historiques des précédents opus. Une histoire principale palpitante, des missions annexes en grand nombre, des surprises dans tous les recoins du jeu, Yakuza: Like A Dragon est clairement un titre à posséder sur la fin de vie de la current gen de 2020. Entièrement traduit en français pour la première fois sur un total de 7 jeux sur la franchise, les francophones peuvent enfin mettre la même sur une des dernières pépites de SEGA. Ne vous en privez pas, c’est clairement un GTA Like avec un côté très terre à terre, les balades à pied remplaceront les bolides, mais à chaque coin de rue se révèlera une surprise, une autre mission et le côté RPG en prenant toute son ampleur. Des personnages attachants, différents et charismatiques pour un jeu qui vient titiller la centaine d’heures et en la dépassant largement si on chasse les trophées. Les combats sont un vrai challenge même en facile, donc il faut être patient·e pour pouvoir s’y préparer au mieux. Il y a tellement à dire sur la richesse du titre qu’un seul article ne suffit pas. Il faudrait clairement le doubler en taille, mais il arrive un moment où il est difficile de ne pas spoiler. En tout cas c’est clairement LA bonne surprise de cette fin d’année chatique, on fini sur une note positive !
Laissez de côté les classiques triple A de cette fin d’année et découvrez réellement un autre univers.