World's End Club Club des battants
World's End Club Club des battants

[TEST] World’s End Club – de bonnes intentions

Temps de lecture estimé 6 minutes

Lorsque j’ai lu que Kotaro Uchikoshi (Zero Escape) et Kazutaka Kodaka (Danganronpa) s’associaient pour faire un nouveau novel game en incluant de la plateforme, j’ai dit oui tout de suite ! Le jeu traite de lien d’amitié profonde face à un sort terrible qui les attend. Sur fond de fin du monde et de couleurs qui feraient pâlir une licorne, partagez une histoire touchante avec Reycho et le club des battants !

Jeu : World’s End Club Genre : Visual Novel / Jeu de plateforme Studio : IzanagiGames, Inc. Editeur : NIS America, Inc. Date de sortie : 28 mai 2021 Plateformes : Nintendo Switch PEGI 16 Testé sur : Switch Prix conseillé : 49,99€
Le Club des Battants est un groupe de 11 élèves primaires, tous venus des 4 coins du Japon et qui se retrouvent à Tokyo dans la même école. Le leader est Reycho débrouillard et volontaire. Les profils du groupe sont assez différents, mais tous s’entendent relativement bien. Une chose les as unis pour former le Club des Battants et leur lien deviendra encore plus fort.

Lors d’un voyage scolaire d’été en juillet 1995, une météorite s’abat sur une ville alors que les enfants sont en route dans le bus. Il est soudainement renversé par le souffle de l’impact et les enfants perdent connaissance.
À leur réveil, ils se rendent compte qu’ils sont prisonniers dans un parc aquatique avec un étrange bracelet à leur poinget. Très vite, Pielope se manifeste, un mystérieux être qui se trouve être l’investigatrice de ce terrible drame. Elle va les obliger à jouer à un jeu de survie terrible : leur unique but sera de s’entre-tuer… Mais est-elle vraiment la seule organisatrice de ce piège ? Et dans quel but réel ?

Pensant que tout est perdu d’avance, les membres du Club des Battants se découvrent chacun des pouvoirs au fil de l’histoire. Ils vont peut-être pouvoir s’en sortir bien mieux que prévu ! Cependant, à la surface de la Terre au même moment, des événements étranges se produisent et se répercutent à travers tout le Japon… à moins que les apparences ne soient trompeuses…

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L’association Kotaro Uchikoshi et Kazutaka Kodaka

Kotaro Uchikoshi est développeur et scénariste. Pour ma part, je le connaissais surtout pour son travail sur les Zero Escape game que j’avais adoré. Un travail scénaristique incroyable, des rebondissements dans tous les sens, des énigmes compliquées mais tout à fait réalisable par leur logique et des dialogues très bien ficelés.
Kazutaka Kodaka de son côté est créateur, directeur et scénariste sur la série des Danganronpa dont la renommée n’est plus à prouver.
Tous deux embauchés par le studio Spike Chunsoft, ils en sont partis pour créer leur studio Too Kyo Games.
On retrouve d’entrée de jeu la touche Uchikoshi : pris au piège dans le parc aquatique, les protagonistes ont tous un bracelet et vont devoir s’éliminer pour sortir vainqueur du jeu. C’est un gros clin d’oeil aux nonary games évoqués un peu plus haut. Le jeu reprend beaucoup plus le chemin du novel game par la suite en incluant des phases plateformes et combat contre des boss, ce qui parlera peut-être plus aux personnes ayant joué aux Dangaronpa, qui n’est malheureusement pas mon cas.

World’s End Club le gameplay

Mélangeant les genres, World’s End Club est un parfait patchwork des différentes compétences des deux studios réunis : Too Kyo Games pour le scénario et l’artistique et IzanagiGames pour la production du jeu. Les niveaux s’enchaînent et la lassitude d’un genre ou l’autre n’existe pas. Tout est bien dosé et l’histoire avance très vite. Les phases de dialogues ne sont pas aussi indigestes comme elles pouvaient l’être dans Our World is Ended, loin de là. Les dialogues sont amusants, chaque caractère se dévoile et personne n’en fait réellement des caisses juste pour faire du dialogue de meublage.

Lors des phases de repos dans le camp, il est possible de parler en aparté avec les personnages de votre groupe, en revanche je trouve que les dialogues ne sont pas assez poussés pour en apprendre plus. Même si on s’attache à tous les personnages et que l’on a ses préférences, nous ne sommes pas au niveau d’un Persona 5.

Quelques défauts

  • Le gameplay plateforme : Lors de mes parties, je me suis quelquefois retrouvée bloquée sur les phases de plateforme : le personnage ne voulant plus bouger d’un côté. Il fallait que je retourne un peu sur mes pas pour à nouveau pouvoir continuer le niveau. Ou bien lors de phase de saut, le personnage ne répondait pas si bien que ça, ou alors continuait le mouvement sans s’arrêter pour tomber finalement. Devant un ennemi cela entraîne une mort rageante, et elles sont très très nombreuses à mon actif sans les bugs !

Il n’y a pas réellement d’interactivité entre le changement des personnages pour les pouvoirs. Le jeu charge un nouveau niveau de plateforme et change automatiquement le personnage en l’imposant. Il aurait été plus sympa d’avoir un gameplay à la Trine. Nos personnages de groupe actif interchangeable et utilisable selon l’obstacle présent devant.

  • Les traductions : Il est forcément agréable de pouvoir jouer en vo Japonaise et avoir le contenu du jeu en français. Cependant, il est plus appréciable de n’avoir aucune erreur. Il y a malheureusement des erreurs de traduction dans les textes en français. Reycho est présenté comme une fille dans le menu du jeu, parfois Jennu est présenté comme un garçon dans les dialogues. J’ai également repéré des coquilles dans plusieurs dialogues en cours de jeu. Je salue quand même le travail de traduction malgré ça : certaines adaptations sur les blagues et jeu de mots sont d’actualités et bien amenées. Dommage que le manque de vigilance sur certaines erreurs viennent gâcher un peu l’expérience.

World’s End Club que vaut-il vraiment ?

Sorti en épisodique sur l’univers Apple, le dernier épisode est sorti au printemps 2021, je suis bien contente d’y avoir joué d’une traite sur Switch. En effet, le jeu propose des choix pour l’histoire et il y a différents chemins à prendre qui vous conduiront sur une fausse fin et la vraie fin du jeu. Dans chaque niveau, peu importe le choix, vous en découvrirez plus sur les personnages, leur histoire, leur relation et leur pouvoir. Difficile alors avec 6 mois entre un épisode et l’autre pour se souvenir de ce qu’il s’est passer et même de garder l’engouement du début. Le jeu sort complet sur Switch le 28 mai et c’est très bien.
Au sujet de la notation PEGI 16, je ne suis pas d’accord, je trouve qu’un PEGI 12 est largement suffisant, je pensais que ce serait au niveau des énigmes ou du côté tragique de l’histoire que cela justifiait un tel classement, mais honnêtement des enfants à partir de 12 ans peuvent très bien y jouer. C’est même un petit jeu pour l’été parfait pour s’occuper et découvrir une histoire sympathique aux personnages attachants.
World’s End Club part très bien en début d’histoire, je revivais mon étonnement que j’avais eu sur Nonary Games, malheureusement on sort très vite de ce gameplay, jeux dangereux, énigmes et on part en voyage à travers le Japon pour découvrir la vérité sur ce qu’il se passe.
Les découvertes au fil de l’eau sont bien amenées, une ou deux surprises, mais on se doute quand-même de certains dénouements en avançant dans l’histoire.
Même si le jeu est agréable à joué, on est vite amené une fois le jeu fini une première fois à le recommencer et c’est fortement conseillé pour vraiment comprendre et découvrir toute l’histoire. Il ne faudra que 16h pour tout découvrir. Un petit score, connaissant la durée de vie et la complexité des autres jeux des deux créateurs.

Je reste donc sur ma faim avec World’s End Club, très sympa, on imagine qu’il pourra facilement se décliner en série animée comme Dangaronpa. J’ai bien aimé y jouer, mais le gameplay n’est pas des meilleurs et je m’attendais à plus de challenge au niveau des énigmes. L’ensemble du jeu est très bien pensé, il est très poussé au niveau de la réflexion : le quatrième mur est brisé qui ajoute un clin d’oeil très sympa des auteurs. Honnêtement je m’attendais quand-même à du plus mature et du plus complexe au niveau des personnages et scénario. Les personnages principaux sont des enfants de primaire et on reste tout de même bien collé à l’esprit.

La note sur 10
Un jeu sympathique mais qui aurait gagné avec un meilleur gameplay et plus de maturité dans le scénario.
Graphismes
9
Musiques
8
Gameplay
6
Scénario
8
Note des lecteurs0 Note
0
Les +
Graphisme et chara design très sympa
Musique
L'effet groupe
Les -
Le gameplay
Enigmes simples
PEGI 16 pas justifié
7.8