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personnages principaux

[TEST] Voice of Cards The Forsaken Maiden hissez haut et tombez bas

Temps de lecture estimé 7 minutes

Deuxième opus de la série Voice of Cards créée par Yoko Taro, The Forsaken Maiden revient sur la table pour nous présenter une toute nouvelle histoire avec des personnages différents, mais toujours le même concept.

Jeu : Voice of Cards The Forsaken MaidenGenre : RPG / Cartes Studio : Square Enix Editeur : Square Enix Date de sortie : 17 février 2022 Plateformes : PS4, Nintendo Switch et PC Prix conseillé : 29,99€ PEGI 7 Jeu Solo et jusqu’à 4 (mode jeu de carte additionnel) Testé sur : PS5
Comme je le disais en intro, le concept est le même. Vous pouvez donc aller lire l’article de Voice of Cards : The Isle Dragon Roars pour en savoir plus sur le gameplay. Ce second opus peut sembler similaire au premier justement parce qu’il reprend les mêmes bases de gameplay. Mais avec de nouveaux personnages, donc de nouveaux sorts et une histoire complètement différente ; cela nous amène à une toute autre dimension de combat. Ils sont beaucoup beaucoup plus nombreux et doivent se gérer différemment pour certains.

Histoire d’eau

Vous vous souvenez de Popeye et Olive ? Et bien rien à voir ! Si ce n’est qu’il vous faudra le pied marin. Car oui, vous survolerez les flots matelots ! Sur un bateau-baleine vraiment réussi, vous voguerez sur une carte assez grande à la recherche de prêtresses situées aux 4 points cardinaux.

Il y a une prêtresse qui est rattachée à une région et particulièrement à une ville. Elle est parfois encensée, parfois décriée. Elles ont toute un destin subi et imposé. Elles sont à la fois l’espoir et  le désespoir.
Ces prêtresses vont être déterminantes dans votre périple. Et surtout pour Alva qui est la raison de l’aventure dans The Forsaken Maiden.

Alva, une prêtresse qui a perdu la voix et qui est rattachée au village de la Fin. Et réellement tout prend son sens avec le nom du village. C’est pour lui venir en aide que vous allez vous engager dans ce périple en incarnant Samjin (que vous pourrez renommer).

Alva n’a pas eu une vie vraiment heureuse. Ce n’est pas la seule, vous rencontrerez des personnages attachants au sort terrible pour la plupart. Dans ce deuxième opus, l’équipe créatrice nous concocte une histoire vraiment mature, criblée d’événements catastrophiques dans le passé ou le futur. Chaque région a sa propre identité graphique, sa propre histoire et son propre lot de drames.

C’est triste, mais c’est beau. Il y a quelques touches d’humour, mais il y en clairement moins que dans Voice of Cards : The Isle Dragon Roars, le premier opus, ce qui faisait aussi sa force. Dommage.

Les combats

Les sorts des cartes sont nouveaux également. Je trouve qu’il y a beaucoup plus de variété d’autant plus que votre équipe changera très souvent d’équipiers. Pas de choix cette fois-ci, les équipes seront imposées. Cela vous oblige à actualiser constamment les sorts que vous souhaitez garder dans votre deck. Bien sûr, il est plus malin de l’adapter aux sorts déjà disponibles chez vos compagnons pour créer une équipe vraiment complémentaire.

Cela ajoute beaucoup d’intérêt et de diversité aux nombreux (vraiment nombreux) combats auxquels vous serez confronté·es. J’ai par exemple gardé à chaque combat au moins 1 soigneur. Alva avait parfois 3 cartes de soins pour les plus gros combats. Ce n’était réellement pas de trop, sinon vous serez très vite à court de potions ou d’argent si vous en achetez trop. Ceci dit, l’argent coule limite à flot et vous n’aurez pas de mal (en naviguant un peu) à trouver des épaves qui regorgent de trésors abandonnés.

Marionnette et pépé mental

Après Persona 5 et son métavers, “ZuckerMarck” et son Meta, voilà le revers du décor de la médaille du mental d’Alva. Comme je le disais plus haut, Alva a perdu sa voix. Il y a forcément une raison cachée. Vous allez donc devoir comprendre ce qu’il s’y passe en allant dans le métavers de son esprit. Pour bien nous faire comprendre que nous sommes dans un monde parallèle, les créateurs ont eu l’idée de créer une ambiance visuelle complètement différente du monde réel.
En noir et blanc et avec des animations sur les cartes dignes de vieux bugs, le combat fait très mal aux yeux. Personnellement, c’était une plaie ces passages, déjà que je n’aime pas l’ambiance toujours bizarre et malsaine des métavers, là, il est impossible de ne pas comprendre d’un coup d’œil qu’il se passe quelque chose de pas normal du tout ! Dommage, un simple filtre graphique aurait suffi.

Combats et redondances

Avec plus de 25 heures, il est assez conséquent pour un jeu de la sorte. Le premier opus faisait une douzaine d’heures pour rappel. Il y a énormément de zones de combats. Les combats permettent de vous préparer au mieux aux boss les plus durs. Si vous les faites tous, tout ira bien jusqu’aux boss finaux, qui sont assez difficiles. C’est un enchaînement de combats sur de gros sacs à PV. Donc, préparez-vous bien. Allez-y avec du bon matos, surtout de la défense pour les armures et les poches pleines de potions de soin et de réanimation de personnages morts.

Pourquoi j’ai noté l’histoire 5/10 ?

En début de texte je vais vous l’expliquer sans spoil, j’indiquerai le spoil lorsque ça sera le cas.

L’histoire est complètement différente du premier opus, ce qui est un très bon point. Beaucoup d’originalité, elle justifie les déplacements aux 4 coins de la carte. Elle nous fait voyager et rencontrer des personnages aux histoires très différentes les unes des autres. On s’attache aussi à beaucoup de personnages.
Seulement voilà, un point dans le dénouement vient tout gâcher. J’ai eu le même sentiment que dans la série Heroes, lorsque la série est d’un coup partie en cacahuète.

On tient un fil conducteur, une raison a toute cette aventure, on aide Alva, on progresse difficilement, mais sûrement. Et d’un coup d’un seul, un personnage arrive, il est censé nous donner toute la raison du pourquoi du comment et la raison c’était “tu comprends c’était pour ton bien”. La pire phrase qui est censée donner toute l’explication à une vie de merde. Mais What the fuck?!!

Allez je lâche le spoil à partir d’ici, si vous ne voulez pas connaître la fin du jeu ne lisez plus !

On découvre donc pourquoi Alva a eu une existence aussi malheureuse. Pour rappel, elle a quand même été rejetée par son père lorsque sa mère est morte. Il l’a enfermée sur une île loin de son village étant enfant, tu te demandes comment elle a survécu pendant tant d’années. Une fois jeune adulte, elle arrive à s’échapper, elle s’échoue sur une plage, recueillie par Samjin qui l’installe dans une grotte.
Toute l’histoire tourne autour de son traumatisme d’enfant. Dans son mental elle est complètement déglinguée en plus d’avoir perdu la parole. Tu te tapes tout le périple pour la sauver, pour essayer de “réparer” son mental. Elle recouvre la voix. Elle retrouve son père qui n’est autre que le maire du premier village que tu visites. Donc elle demande des explications puisqu’elle peut parler. “Non mais tu comprends, je t’aimais, je voulais te protéger”. Et Alva dit : “Aaah d’accord, je comprends mieux maintenant, super merci papou, trop contente de te revoir” et elle lui saute dans les bras…………………………………….. Mais c’est quoi ce charisme d’huître ? Tu as un amour propre ? Quelques chose ?
Non mais c’est pas possible. Je sais que les Japonais ont un souci avec l’égalité des femmes, mais apparemment avec la maltraitance des enfants aussi. Non seulement une enfant perd sa mère, subit un traumatisme, se fait rejeter par tout le monde, son père l’enferme dans une histoire digne de Monté Christo. Et après une vie gâché la raison c’est je t’aimais donc je t’ai maltraitée. Ok c’est tout à fait justifié monsieur, merci pour votre explication.
Mais non, non je le dis haut et fort c’est de la merde. Ça gâche tout. Pendant les 3/4 du jeu j’étais sur une note de 8 voire 9 parce que j’attendais une fin épique. On est tombé sur de la merde misogyne, incompréhensible.

Vraiment dommage pour un jeu de cette qualité, même s’il y a quelques défauts.

Voice of Cards The Forsaken Maiden, que vaut-il ?

Sur un tout autre registre au niveau de l’histoire, de l’environnement, des personnages et bien d’autres choses, The Forsaken Maiden prend la voie de la maturité pour proposer un jeu plus profond, avec des personnages plus attachants. Honnêtement, j’avais adoré le premier opus, mais je me rends compte que je me souviens de peu de choses. Je pense que ma mémoire sera plus vive avec ce second opus même des mois après. Je vous dirai ce qu’il en est : il doit normalement sortir un troisième opus. Suspens.

Le jeu est plus conséquent par le nombre de combats et beaucoup plus long aussi. Vous irez dans de nombreux labyrinthes aux nombreux combats. Je vous ai dit qu’il y avait vraiment beaucoup de combats ? Son gameplay identique de base, mais qui, de par l’histoire, change quelque peu dans la façon de l’appréhender. Il est aussi beaucoup plus long, 25-26 heures pour l’histoire principale, contre une douzaine sur le premier.

Attention à la longueur, la redondance et la difficulté si vous sautez les combats. J’avais peur de beaucoup de redondance avec le premier opus, mais finalement il n’en est rien à part le gameplay. Je regrette simplement qu’il n’y ait pas plus d’humour, ce qui aurait pu contraster fortement avec l’ambiance plus dramatique des histoires. Et une histoire plus poussée jusqu’à la fin.

Graphismes / animations
8.5
Musiques / sons
4
Gameplay
7
Histoire
3
Note des lecteurs0 Note
0
Les +
Gameplay top en + avec toute la zone en mer
La difficulté est plus élevée par rapport au premier opus, il faut bien se préparer
Chara design toujours aussi superbe
Dans les combats il y a beaucoup de combos pour des sorts aux animations superbes
Les -
Graphismes toujours aussi beaux, mais le monde mental m'a filé mal à la tête
Musique moins épique et assez redondante vu que les zones sont plus conséquentes
Moins d'humour
Histoire super tout du long, mais un dénouement vers la fin gâche tout
Combats redondants mais nécessaires pour pexer face à du gros combat de boss
5.6