[TEST] Immortals Fenyx Rising c'est dans les vieux pots ... 11
Immortals Fenyx Rising map

[TEST] Immortals Fenyx Rising c’est dans les vieux pots …

Temps de lecture estimé 6 minutes

Zelda like déjà controversé, mythologie grecque vue et revue, Immortals Fenyx Rising apporte-t-il de la fraîcheur en cette fin d’année houleuse ?

Jeu : Immortals Fenyx RisingGenre : Action / aventure / RPG / HéroïqueStudio : Ubisoft Quebec Editeur : Ubisoft Date de sortie : 3 décembre 2020 Plateformes : Xbox Series X|S, Xbox One, PlayStation®5, PlayStation®4, Nintendo Switch™, Epic Games Store, Uplay et StadiaTesté sur : PS5 Prix conseillé : 64,99€
Allez je la sors d’entrée, comme ça je n’y reviens plus. Ce n’est pas de Marty dont il est question mais de Fenyx, une jeune rescapée d’un naufrage dont Prométhée nous narre l’histoire sur fond de Mythologie Grecque et qui deviendra l’héroïne qui sauvera le royaume de Zeus. Enfin tout dépend de vous. Mais commençons par le commencement.
Enfermé pendant longtemps Typhon, le plus terrible des titans, compte bien semer la terreur et il y arrive. Seul Zeus en réchappe. Et il a besoin d’aide ne sachant que faire. Il se tourne alors vers Prométhée, un autre titan, qu’il a lui-même attaché sur le mont Caucase et condamné a avoir le foie dévoré par l’aigle du Caucase pour l’éternité. Son tort ? Avoir donné le feu aux humains pour les sauver. Et c’est maintenant une humaine qui va aller au-delà du périple pour sauver le royaume de Zeus.
Zeus bien loin de ravaler sa fierté va commenter les exploits de Fenyx et l’histoire de Prométhée avec des remarques plutôt bien trouvées et qui offrent en plus du spectacle du jeu, un trait d’humour qui fera marrer petits et grands aléatoirement selon vos découvertes et prouesses. Pas d’inquiétude, on dirait dit comme ça un jeu avec des commentaires, pas du tout, le dosage est bien fait, parfois vous les oublierez complètement et retrouverez plaisir à les écouter. J’avoue que parfois les dialogues sont un peu longs, mais si vous passez vite à une autre action (cinématique, personnage qui parle ingame), les commentaires s’arrêtent.

Immortals Fenyx Rising map
Immortals Fenyx Rising map

Grandeur de la map

La map est constituée de 7 territoires moyennement grands qui permettent de partir un peu à l’exploration, de récolter quelques ressources et de faire quelques combats. Immortals Fenyx Rising, se présente en monde ouvert et fait beaucoup penser à un Zelda et un plus récent Genshin Impact. Très coloré, il est très agréable à parcourir, change un peu des jeux un peu trop adultes / sérieux de cette fin d’année et amène au catalogue d’Ubisoft un peu de fraîcheur, même si on est d’accord les histoires sur fond de mythologie grecque y en a déjà eu pas mal.

Les déplacements rapides sont disponibles sur quelques points stratégiques, en volant, c’est plutôt même agréable de parcourir la map. Les 7 territoires sont assez semblables lorsqu’on s’y attarde dans les détails mais lors de la découvertes font le job de vous apporter une nouveauté visuelle. Les territoires sont parsemés de temples et grottes à énigmes pour récupérer des points de capacités à utiliser. Il est facile alors de se faire des sessions débroussaillage de map ou d’autres plutôt destinées à avancer dans l’histoire. Facile de varier les plaisir et de faire trainer le jeu en longueur. Pas de difficulté plus élevée d’une zone à l’autre, elle est constante puisque c’est vous qui décidez de la difficulté au départ et en cours de jeu. J’ai donc opté pour une découverte assez rapide de la majorité de la map, ça évite de se lasser trop vite des mêmes décors et couleurs.

Pour le coup il est plutôt aisé de varier les plaisirs ou de passer la manette à une autre personne selon les préférences de chacune, exploration, énigme ou combat.

Un jeu accessible et personnalisable

Vous pouvez personnaliser votre personnage et choisir également la difficulté de jeu. De la simple histoire aux combats plus difficiles. Pour jouer en cauchemar il faudra finir le jeu une première fois. Le jeu pourra donc être abordé comme une histoire sympathique que l’on parcoure ou bien un challenge un peu plus corsé. La difficulté est modifiable à la volée en plein jeu, ainsi que les aides aux énigmes et autres indices sur l’interface.
Je dois dire tout de même que parfois les énigmes sont un challenge à relever. Parfois très simples, parfois complexes où il faut fouiner et avoir une bonne mémoire et une assez bonne vue d’ensemble pour comprendre ce qu’il faut faire. Attention alors à ne pas aller trop vite dans l’exploration, mais de permettre à Fenyx de débloquer des pouvoirs et capacités qui lui permettront d’avancer plus sereinement dans le jeu.

Humour ou malaise ?

J’ai joué en VF le jeu, donc avec les commentaires de Lionel Astier et de Loïc Houdré. C’est plutôt une bonne trouvaille et apportent un peu de compagnie tout en faisant sourire tout au long du jeu. Au niveau de l’humour, il peut être parfois très légèrement tendancieux, ça reste amusant et pas du tout vulgaire.
Quelques longueurs se font cependant sentir dans certains dialogues, ou pans scénaristiques. On souhaiterait aller un peu plus vite, sachant où le jeu veut nous mener. Il y a parfois un léger décalage dans les répliques, ou même sur un ton différent. Je me souviens encore d’une interview que donnait la doubleuse du Commandant Shepard de Mass Effect, qui expliquait que les séquences de dialogues ou de commentaires étaient enregistrés à la suite dans forcément de contexte pour savoir quelle intonation donnée, et souvent même pas avec les autres acteurs. Ici l’impression est parfois la même, on se demande si les acteurs ont joué ensemble, alors que cela paraitrait plutôt logique, au moins pour les commentaires, vu que c’est souvent humoristique. Là, on sent que le jeu est parfois trop poussé, même si on comprend que l’exercice n’est pas facile. Dommage de ne pas pretter alors plus d’attention à une idée qui aurait pu clairement faire la différence. Ceci dit, on s’y habitue et quelques répliques valent quand même leur pesant d’or.

D’autres voix sont parfois agaçantes, comme Athéna enfant, qui n’a rien d’une voit d’enfant mais plutôt celle d’une adulte haut perchée et celle de Typhon, qui fait sa grooossse voiixxx de méécchannnttt pas conteeeeeeeeeent. On se croirait un peu dans les dessin animé mal doublés du temps de Dorothée…. dommage.

Graphismes, gameplay, ça vous dit quelque chose ? normal

En ce moment sur la toile, ça crie aux sandales parce que Immortals Fenyx Rising a un gameplay quasi a l’identique sur certaines actions que The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Alors oui, il y a des vidéos comparatives, mais là c’est franchement pour cracher sur Ubisoft, parce que des comparaisons ont peu en faire plein avec d’autres jeux, notamment le récent Genshin Impact. Ici on a un univers plutôt sympathique, avec des personnages archi-connus revisités, une magnifique direction artistique. Une fluidité parfaite dans l’exécution. Et en bonus quelques cinématiques en animation bien chiadées. Franchement, pour moi qui n’ai pas de produits Nintendo, ça ne me choque pas et ça me permet de jouer à un Zelda like qui sent bon et qui est frais, avec une héroïne qui n’a pas froid aux yeux et qui assume son rôle entièrement. Qui, de plus, peut-être entièrement personnalisée mais qui ne perd en rien son caractère peu importe son apparence, sa couleur de peau ou son genre. Il y a aussi beaucoup d’humour et pour tout ça merci Ubisoft Quebec.
On ne réinvente pas la roue, certes, mais Immortals Fenyx Rising a tout à fait sa place sous le sapin cette année, il apportera de la fraîcheur et de la découverte sans stress à quiconque souhaite arpenter un jeu en monde ouvert tranquillement. Avec ou pas du challenge selon comment vous souhaitez jouer. On peut donc personnaliser et s’approprier le jeu, un peu comme on veut.

Au niveau des graphismes est de la bande son, Immortals Fenyx Rising est parfait. Je suis complètement rentrée dans le jeu, les graphismes sont un régals, je suis complètement cliente de ce genre de direction artistique. Les musique sont parfaites aussi, pas du tout redondantes, elles accompagnent l’aventure comme il se doit. Elles sont parfois bien épiques et ont s’en qu’Ubisoft maîtrise clairement le sujet à ce niveau. Autant sur Valhalla, elles étaient poignantes mais assez répétitives au point de les reconnaitre au bout de quelques heures de jeux.

En conclusion

Avec une histoire en ligne droite à 25 heures de jeu, on peut facilement atteindre les 50 heures selon la difficulté choisie et si on veut résoudre toutes les énigmes et améliorer les capacités à fond. Après quelques jeux, un peu trop adulte et sérieux, je prends grand plaisir à repartir sur Immortals Fenyx Rising, qui m’attirait surtout pour ses graphismes colorés et son chara-design. Je suis servie avec de l’exploration sans me prendre la tête avec les combats (si vous lisez mes articles régulièrement, vous savez que je n’aime pas ça), de l’humour et les commentaires comme dit plus haut, amènent une touche de cerise sur le gâteau dont je suis assez friande. Personnellement je suis conquise, c’est un jeu à lancer tranquillement sans prise de tête le dimanche matin au réveil. Il faudra quand même être plus réveillé·e pour certaines énigmes qui apportent du coup un challenge plus présent pour dire que non ce n’est pas parce que c’est joli et plein de couleur que c’est forcément pour les enfants.

Pour découvrir Immortals Fenyx Rising sur Ps5